- 24 Janvier : Je sommeille plus que je ne dors en fait et commence à flipper quand, à 3h33 précises le car s’arrête, semblant avoir fusillé l’embrayage. Là je me dis que j’ai vraiment pas de chance avec les transports en commun, mais bon au final ça redémarre et à 6h15 contre toute attente, un gars me réveille et me dis qu’on est à Paksé et que je dois prendre un tuk-tuk de là pour la gare de minibus.

      Ce salaud me prend autant que pour faire les 200 km suivant soit 60000 kips au tuk-tuk et pareil au minibus qui part par contre tout de suite, je n’ai vraiment pas perdu de temps. Pendant le trajet d’un peu moins de 2h30 je rattrape un peu de sommeil en dormant quasi 1h30. Du coup j’arrive au bateau à 9h et traverse jusqu’à Don Det. J’arrive donc avant ceux qui on pris un package pour le même prix.

      Je m’arrête près du débarcadère chez un couple anglais qui fait à manger et a des bungalows. Le mari a une barbe tressée sur 30 cm, ça fait rêver, qu’il laisse pousser depuis 9 ans et me donne quelques conseils et me déconseille les bungalows côté soleil couchant car ils sont très chaud l’après-midi. J’en prend un chez leur voisins grâce à eux, et je comprend ce qu’il veut dire, car même sans être au soleil, vers 11h du matin quand je suis sur le hamac face au Mékong il doit faire pas loin de 30°C à l’ombre. Je me repose un peu et vais me prendre une douche froide et aller visiter l’île.

      Je pars vers le village d’abord, au nord de l’île, et m’arrête prendre un vélo pour l’aprem, top qualité comparé à celui de Ventiane avec une selle confortable. Je m’attaque donc le tour de l’île par ce côté. Il fait bien chaud alors je me prend 1L de flotte pour être tranquille. Je passe un tas de guesthouse mais ne voie pas celle que m’avait conseillé Yvan. Quand j’arrive au sud de l’île je trouve l’ancien pont de chemin de fer qui relie l’île de Don Det à celle de Don Khone et traverse de l’autre côté. Cette île est beaucoup plus grande et il commence à faire bien chaud.

      Je passe voir les petites chutes (pas si petites d’ailleurs) au nord de l’île, c’est sympa. Je m’achète en revenant une brochette de poissons (petits rougets, ou perches) et une de grenouilles entières mais petites et du riz gluant. Je me dirige vers long beach, qui n’est pas si grande que ça et sert de point de départ pour les excursions pour aller voir les dauphins d’eau douce. Je me pose là pour manger et reprend un litre d’eau et un smoothie à la papaye. Je suis à côté d’un couple de français avec leurs deux enfants, on discute un peu.

      Je fais un tour sur le sable chaud pieds nus et je reprend mon vélo pour continuer le tour de l’île. Je prends une piste dans la forêt, sympa mais plus pour un VTT. J’arrive à un petit village avec la seconde locomotive et vue sur le Mékong où doivent se balader les dauphins d’eau douce. Je revois la japonaise française du minibus d’hier. Je reprends la route vers d’autres chutes plus petites mais là, c’est le drame, le chemin est caillouteux et ma chaîne saute, je déraille, et ça ne tient pas car trois fois en 500 mètres je commence à devenir fou.

      Je pousse le vélo jusqu’aux chutes où je m’arrête boire un thé glacé et demande au gars du bar s’il s’y connaît en vélo, et le temps que je sirote ma boisson sur la terrasse, contemplant les chutes, le jeune me retend la chaîne, me la graisse et tout est nickel. Je lui file 10000 kips et le remercie franchement et repars sans encombres pour finir mon tour de l’île de Khone et finir celui de Don Det. En chemin je rencontre une canadienne qui passe le pont en même temps que moi et on discute ensemble le temps du retour jusqu’à la guesthouse. Elle est elle aussi prof d’anglais à l’université dans une ville du Yunnan en Chine depuis deux ans et vient en vacances d’hiver au chaud dans le sud du Laos. Elle s’appelle Carmina French, c’est marrant.

      Je trouve le couple de belge à qui j’ai filé des médocs ce matin qui sont mes voisins de bungalow sur la terrasse et on discute un brin et on va manger un bout dans le village. Moi je pars mettre mon blog à jour en me branchant chez un des internet store de la rue.